fbpx

Mentir, ce n’est pas bien… C’est ce que nous apprenons depuis notre plus tendre enfance et pourtant…. Enoncer délibérément un fait contraire à la vérité ou dissimuler une information n’a rien d’exceptionnel puisqu’il est pratiqué 3 à 6 fois par jour (1). 
En tête des mensonges, nous retrouvons le fameux « tout va bien ! » en réponse à la question : « comment ça va? ». Si ce petit mensonge n’a qu’une portée minime qu’en est il du mensonge en recrutement ?

47% des recruteurs ont décelé des mensonges dans les CV (2)

Le CV
Plus de 50% des candidats avouent avoir déjà menti sur un élément de leur CV. 

En tête de ces modifications de la réalité, on retrouve les expériences. Le parcours professionnel est l’un des premiers éléments que regarde le recruteur. il se fait ainsi une idée de vos compétences acquises. Enjoliver ce passif peut être tentant surtout quand n’a pas ou peu d’expérience ou alors pas « la bonne » expérience.
Toutefois, 91% des recruteurs – cabinets et entreprise confondues – réalisent un contrôle de références du candidat auprès de ses anciens employeurs. En général, 2 à 3 d’entre eux sont contactés pour un seul candidat. 
Au delà de l’ajout d’expérience professionnelle inexistantes, il s’agit dans la majorité des cas de tâches inscrites qui ne l’ont pas été en réalité. 
Il est cependant tout à fait admis de ne pas faire mention de certaines expériences du parcours du candidat afin de rendre le CV plus cohérent et en phase avec les objectifs recherchés. 

Le mensonge sur les diplômes est rare mais néanmoins existant. Il est très facile à déceler pour un recruteur en demandant tout simplement une copie du diplôme ainsi que le certificat des notes obtenues au cours des études. En France, il existe des diplômes obligatoires pour exercer certaines professions notamment dans les métiers de la santé, de la justice ou encore de l’expertise comptable. Mentir sur ses diplômes n’est pas neutre et peut conduire à des sanctions pénales. 

Le salaire
Gonfler son salaire précédent pour espérer gagner davantage est le mensonge le plus fréquemment observé côté candidat. D’un point de vue pénal, aucun risque mais certaines entreprises et cabinets demandent les trois derniers bulletins de salaire. Au niveau légal, le candidat n’est pas dans l’obligation de les fournir mais il est souvent difficile de refuser au risque d’avouer à demi mot qu’on a quelque chose à cacher…

Les mensonges acceptables
Ils concernent essentiellement les qualités et axes d’amélioration du candidat. En effet, il est difficile de dire en entretien que l’on est procrastinateur, toujours en retard ou d’un caractère irascible en cas de stress élevé. Le jeu est bien connu de donner des défauts qui ne joueront pas en la défaveur du candidat. 

Les questions interdites
Elles concernent essentiellement la sphère privée telles que l’orientation sexuelles, les convictions religieuses, l’état civil (marié, pacsé, avec ou sans enfant), les opinions politiques ou encore l’état de grossesse ou le potentiel désir de maternité ainsi que l’état de santé. 
Vous pouvez y répondre si vous voulez jouer franc jeu avec le recruteur mais si vous percevez que l’une de vos réponses a pu vous faire passer à côté d’une opportunité d’embauche, sachez qu’il vous est possible d’intenter une action en justice. Dans la réalité des faits, très peu le font.
Si vous ne souhaitez pas répondre, vous pouvez clairement demander en quoi ces informations ont un rapport avec l’emploi pour lequel vous candidatez ou alors vous pouvez aussi vous retrancher derrière la loi qui interdit de vous questionner sur ces éléments précis. Quoi qu’il en soit, cela vous donnera des éléments d’évaluation de l’éthique de la personne qui se trouve en face de vous…

Le mensonge des recruteurs
Et si on retournait maintenant le focus sur le recruteur? Après tout, il s’agit d’un échange candidat / recruteur et ce dernier peut aussi s’arranger de la vérité. 

En tête des mensonges des recruteurs, on retrouve dans l’ordre : l’évolution professionnelle, la négociation ou revalorisation du salaire, l’ambiance de travail ou encore les horaires de travail. 

Vous allez sûrement penser qu’en face du recruteur, le candidat n’est pas en position de force : détrompez vous !

Mes conseils : 
>>> Après votre entretien, faites un email au recruteur pour le remercier de l’entrevue, lui rappeler votre motivation, synthétiser les enjeux su poste et consigner noir sur blanc les promesses qu’il vous aura faites. 
>>> Néanmoins, si un email laisse une trace, il n’a aucune valeur légale. Aussi, vous pouvez aller plus loin en demandant la mention des promesses dans le contrat de travail. Par exemple, si votre employeur vous promet de revoir votre rémunération à la hausse à l’issue de votre période d’essai, faites le inscrire dans votre contrat de travail. 

Reste à voir si l’employeur acceptera de le signer, et si ce n’est pas le cas, vous aurez votre réponse sur l’authenticité de ce dernier…

(1) Europe 1/société
(2) Le figaro/décideurs/vie de bureau

libero. accumsan elit. suscipit id, facilisis velit, pulvinar