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Récemment, je partageai sur Linked in une réflexion personnelle issue de mes accompagnements de jeunes diplômés :

Mais de quelles différences est il question entre Grande Ecole et Université? Sont elles réelles? Comment s’expriment t-elles? Et enfin, comment compenser cette différence de manière concrète?

#1 : l’insertion professionnelle

Le match est en faveur des Grandes Ecoles : 
92,7% des diplômées d’écoles ont un emploi 15 mois après ma fin de leurs études contre 85% des diplômés d’universités.
L’écart se creuse quand on se penche sur la nature de l’emploi (CDI) : 74% des diplômés d’école contre 55% pour les personnes issues de l’université (1).  
Néanmoins ces chiffres sont à nuancer puisque le taux d’emploi est de 89% pour les masters universitaires en gestion ou les masters en sciences de l’ingénieur. 

La solution ? 
Avant de se lancer dans les études : vérifiez les débouchés. Pour cela, le Ministère de l’Enseignement Supérieur met à disposition pour chaque année le taux d’insertion des formations universitaires pour tous les niveaux diplômants : bac+2, bac+3, bac+5. Cela permet d’argumenter le choix d’une poursuite de cursus au sein d’une école. 

#2 : les salaires en sortie de formation

Le salaire médian (brut annuel) est de 27 900 euros pour l’université contre 33 000 euros pour les écoles. Cependant cet écart s’explique par le fait que les masters universitaires couvrent davantage de disciplines (sciences sociales…)
Or quand on ne compare que les formations en gestion, l’écart se ressert : le salaire médian de l’université s’élève à 29 300 euros. Et ce salaire est équivalent voire supérieur aux grandes écoles pour les diplômés des université comme Cergy-Pontoise, Paris I, Paris II ou encore Paris Est Créteil. De la même manière, si on ne considère que les masters scientifiques, le salaire médian pour les sciences de l’ingénieur est de 31 200 euros. 

 

Une fois qu’on a fait ce beau constat : que faire ?
Il est une certitude : on ne va pas transformer votre CV ni changer les études que vous avez faites. Mais on peut agir là où c’est possible !

>>> Solution 1 : cumuler les stages longue durée (6 mois)

Une étude de l’IMS Entreprendre 2017 explique que les recruteurs sont frileux face au manque de professionnalisation des étudiants issus des universités. C’est en effet la rareté des stages effectués par les étudiants qui justifie leurs difficultés d’insertion. Entre diplômés de grandes écoles et diplômés d’universités, les recruteurs ne voient pas une différence statutaire mais une différence de niveau d’expériences professionnelles.

>>> Solution 2 : suivre des MOOC (Massive Online Open Course)

Ils peuvent être suivis à distance, sur une période bien définie et de nombreuses universités comme grandes écoles en proposent. Diplômant ou non, le MOOC est une valeur ajoutée à faire figurer sur le CV. En effet, il témoigne aux recruteurs de la motivation, des connaissances et du niveau d’engagement dans la réalisation des projets. Suivre un MOOC jusqu’au bout et en recevoir la certification fait ressortir des qualités intéressantes : autodiscipline, organisation, engagement, sens du travail qui sont des qualités recherchées en entreprise. 
Comment afficher ses MOOC dans son CV ?
Je vous propose de leur dédier un espace juste après votre formation académique. Vous pourriez l’intituler : « Développement professionnel » ou encore « Approfondissements académiques ». Indiquez le nom de l’organisme qui délivre le MOOC voire même le nom de la personne qui l’anime si elle est reconnue dans le domaine. Enfin, indiquez si ce MOOC est certifiant ou non car c’est un gage de crédibilité et de sérieux.  

>>> Solution 3 : créer son réseau et le nourrir

Linked In est un merveilleux outil pour permettre de rentrer en contact avec des personnes qui ont beaucoup à nous apprendre. J’ai plaisir à échanger par messagerie ou téléphone avec des personnes qui me contactent pour m’exposer leurs problématiques de recrutement ou de gestion des émotions et du stress. Nourrissez ce réseau, échangez, parlez, apprenez et un phénomène inattendu pourra peut être éclairer votre chemin professionnel…

>>> Solution 4 : la vie pro et après ?

Votre CV ne se résume pas à vos seules expériences académiques et professionnelles. Vous êtes bien plus que cela. Mettez en avant vos loisirs, vos voyages, vos engagements. Et ils sont nombreux ! Souvent je découvre seulement lors de mes échanges en accompagnements tout ce que vous faites alors que ce n’est pas écrit dans votre CV ! Engagements associatifs, engagements politiques sans forcément être encarté politiquement, engagements civiques, militaires, sportifs…. Vous avez tellement de ressources et de qualités humaines à mettre en avant !

Avez vous d’autres solutions ou propositions pour booster votre carrière ?

(1) Les Echos Start 032016

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